mercredi 19 avril 2017

Ce jour où je suis devenue mannequin (pour la deuxième fois)

Bon ok j'exagère peut-être un peu. 

À peine deux mois après avoir fait mon premier shooting photo pour la très belle marque parisienne Cycles Costin, on a encore fait appel à mon immense "talent" de top model.

Cette fois-ci c'est une marque de vêtements de yoga américaine - qui reverse une partie de ses bénéfices à l'ONG ARCAS - qui a demandé des photos dans la jungle guatémaltèque. Je suis à peu près sûre qu'il n'y a aucune chance de voir ces photos un jour sur leur site mais je garde un bon souvenir de cette séance de mannequinat : beaucoup de fou-rires, et une posture de yoga pas trop ratée. Les vêtements sont super confortables mais malheureusement je n'ai pas eu le droit d'en garder un seul.



Cycles Costin, vous connaissez ? C'est la marque des vélos de ville parfaits fabriqués en France dont j'ai l'honneur d'être ambassadrice (plus d'infos sur ces beaux vélos par ici sur costin.fr ou sur facebook).

dimanche 16 avril 2017

Cure de nature intensive dans la jungle

Toujours au bord du lac Péten Itza, je suis restée deux semaines à travailler pour l'ONG ARCAS (arcasguatemala.org), un centre de réhabilitation des animaux sauvages au coeur de la jungle guatémaltèque.



Ici on prend soin de quelques-uns des plus beaux animaux de la jungle, qui sont pour la plupart récupérés du commerce illégal, ou bien apportés au centre lorsqu’ils sont blessés ou en danger. En plus de deux vétérinaires, quelques personnes travaillent à plein temps pour le bien-être des animaux (qui passe avant le bien-être des humains).
Les volontaires sont les bienvenus pour apporter leur aide car il y a vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup d’animaux.
Singes araignée, singes hurleurs, perroquets et aras de toutes les couleurs possible, toucans, chouettes, cigognes, crocodiles, tortues, loutres, biches, sangliers, jaguars, pumas, chat-tigre, ratons laveurs, fourmiliers, et j’en oublie sûrement.

Perroquets, guacamayas, toucans


Les animaux passent par différents enclos de réhabilitation jusqu’à être relâchés dans la nature. Enfin… quand c'est possible. De nombreux singes et perroquets ont déjà été remis en liberté mais c’est interdit de relâcher un félin dans la jungle pour plusieurs raisons : d’autres animaux peuvent se trouver dans les endroits où ils seraient relâchés et pourraient le tuer si un nouvel arrivant venait à empiéter sur leur territoire. De plus ils sont habitués à l’être humain et peuvent devenir un danger pour eux car n’auront pas forcément peur de s’approcher des habitations ou des fermes. Malheureusement ces animaux resteront donc en captivité.


Félins qui baillent


Le boulot quotidien (oserai-je dire le BAU ?) des volontaires consiste à (pour être brève) nourrir les animaux et nettoyer les enclos, 3 fois par jour. On commence à 6h30 (nourriture + nettoyage), puis à 8h c’est l’heure du desayuno, puis on fait d’autres activités jusque 11h (nettoyage des enclos), l’almuerzo à 13h et à 14h dernière tranche de travail (nourriture). Ensuite on peut profiter du soleil, nager dans le lac, faire la sieste dans un hamac… Le diner est à 18h (oui à 18h) et le soleil se couche à peu près à cette heure-là. Ensuite on est libre mais l’alcool est interdit sur le site (détox bonjour).

Heureusement il suffit de traverser le lac pour une cure de cerveza/reggaeton, ce que j'ai fait pas plus tard qu'hier ! Et le réveil à 6h pique un peu. Oui le dimanche on travaille aussi. 7 jours / 7 !

Vie quotidienne à ARCAS
Pour mes premiers jours on m'a assigné 4 enclos : toucans, grands aras rouges, cigogne et bébés crocodiles/tortues. Mon travail consistait donc à éplucher et coucher en petits morceaux de la papaye, du melon, des bananes, découper des poissons (très agréable à 7h du mat) et broyer des ailes ou des cuisses de poulet.
Ça n’a pas l’air de faire rêver vu comme ça mais c’est vraiment cool de voir les animaux sauvages d’aussi près, de pouvoir analyser leur comportement et prendre 10 000 photos (au moins) (d'où l'overdose de montages photos).

Ca m'avait presque manqué de préparer à manger !

Le clou du spectacle est le bébé singe dont je me suis occupée pendant 10 jours. Agée de quelques mois et trouvée abandonnée à Tikal un site touristique maya, elle demande beaucoup d’attention et chaque quantité ingérée est mesurée minutieusement. La première fois que je l’ai pesée, elle faisait 946 grammes. Elle est extrêmement attachante et la règle n°1 est de ne pas la toucher ou la laisser monter sur soit. Elle avait l'air de bien m'apprécier et pleurait à chaque fois que je sortais de la pièce !

Mon bébé singe <3

J'ai vraiment adoré mon expérience là-bas, les gens sont très sympas, pleins de volontaires au top, probablement la meilleure cuisinière du Guatemala, vérifier qu'il n'y a pas de scorpion caché dans la serviette, se faire réveiller par les singes en liberté qui hurlent à côté de mon lit ou attaquer par une chouette la nuit en rentrant dans ma chambre...

Loutre, tortues, crocodiles
Coucou le scorpion !

mardi 11 avril 2017

Una semana en El Remate


Fin février, me voilà partie direction la jungle au nord du Guatemala pour commencer mon premier volontariat.
Au bord du lac Péten Itza on trouve quelques petites villes et villages dont El Remate. Cet endroit est assez populaire car stratégiquement placé sur la route vers Tikal, un très grand site maya (j’y reviendrai).


 
Quelques 250 familles vivent à El Remate, sans compter la bonne douzaine d'expat qui ont élu ici leur domicile et tiennent les hôtels du coin. Bref un bon mix.
Mon volontariat consiste à donner des cours d’anglais à des enfants du village et des alentours, dans la bibliothèque fondée par le projet Ix-Canaan (prononcé ich kann Anne). Ce projet a également permis de construire un centre médical et dentaire gratuit pour les habitants et ça c’est vraiment cool.


Ma journée typique démarrait à 6h30 pour profiter un peu du soleil et préparer mes cours avec un petit café au bord du lac. À 9h30, une marche de 2km pour rejoindre mon lieu de travail. Chaque matin j'ai eu deux élèves de 17 ans qui avaient déjà quelques bases en anglais. J'ai découvert que penser en anglais et en espagnol en même temps n'est pas chose simple, surtout quand il faut trouver la traduction exacte.
L'après-midi, de nombreux enfants du village venaient à Ix-Canaan car ici l'école a lieu uniquement le matin. Je terminais vers 16h30 et profitais d'une bonne séance de natation dans le lac pour me détendre un peu avant d'aller sociabiliser, et prendre de belles photos des étoiles !

Le village est très sympa et plutôt calme, et surtout la vue sur le lac est magnifique. La preuve en vidéo. Attention mes talents en montage de vidéo sont à peu près aussi impressionnants que ma maîtrise de Paint !


 

jeudi 6 avril 2017

Volcano hike - Acatenango & Fuego

On continue les ascensions de volcans !
L’ascension du volcan Acatenango est un trek de 24h qui permet d’admirer de très près les éruptions du volcan Fuego. Ces deux volcans sont situés près d’Antigua et d’ailleurs on les aperçoit depuis la ville lorsque c’est découvert. On entend aussi les explosions de lave qu’on avait d’abord prises pour des coups de feu…

Le sommet de gauche est Fuego, les deux de droite sont Acatenango

Vendredi 31 Mars nous voilà donc parties pour l’excursion. Nous arrivons au départ du chemin avec 2h de retard (petit problème de bus) et nous découvrons notre groupe composé de 11 personnes + le guide. On se partage les tentes, on charge tapis de sol et duvet, on loue un beau bâton de marche pour 5 quetzales et c’est parti pour la montée. A la surprise générale je me retrouve rapidement devant et donne le rythme. A croire que je commence à avoir de l’expérience avec les treks et les volcans ?
Le paysage pendant la montée est très varié, d’abord des champs de maïs et autres plantations, puis une forêt tropicale, une forêt de pins et enfin la dernière partie désertique avec du sable volcanique.


Début du chemin

Dans la forêt de pins
5h et quelques litres de sueur plus tard, nous arrivons au base camp. Le vent (glacial) commence à se lever. On nous a prévenues, il fait très froid la nuit, ben oui en même temps on dort à 3540m. On monte les tentes et le guide allume un petit feu de camp. On se croirait en camp Scout ! D’ailleurs Emilie et moi sommes quasiment les seules à aider pour monter les tentes.

Installation des tentes devant les éruptions

Le dîner gracieusement fourni par l’agence qui organise l’excursion est une délicieuse soupe de noodles instantanée, sabor a pollo. On a aussi le droit à un petit chocolat chaud made in Guatemala.
On commence à entendre les explosions du volcan Fuego qui se réveille comme chaque jour depuis un mois. Malheureusement la vue est assez limitée étant donné qu’il y a des nuages. Heureusement à 21h le ciel se dégage et là le spectacle commence. Je n’ai pas assez de vocabulaire pour décrire l’émerveillement devant ces éruptions de lave magiques. La nuit est bien noire et la lave est rouge pétante, le ciel étoilé est magnifique, c’est vraiment très très très impressionnant.




Grâce à mon incroyable niveau d’espagnol j’ai eu plusieurs occasions pendant la journée de discuter avec mon guide. Il m’a proposé de partir pendant la nuit et s’approcher vraiment du cratère. A 22h nous partons donc à 4 avec deux guides et un autre touriste américain direction Fuego. Après 1h de descente et montée à la lampe frontale, nous nous arrêtons à l’abris du vent. Nous sommes restés là pendant une heure et demi à admirer les explosions toujours plus hautes.


Image prise par mon appareil photo sans zoom




Finalement, tremblants de froid, nous retournons au base camp pour dormir une heure au coin du feu. A 4h c’est l’heure du réveil pour tout le monde car nous allons voir le lever de soleil au sommet du volcan Acatenango. La montée me prend 1h45 et je suis en souffrance totale entre le terrain sableux (type volcan Rinjani en Indonésie), le mal de l’altitude (mal de tête et envie de vomir) et la fatigue (mon heure de sommeil n’a pas suffi à recharger les batteries). La vue au sommet en vaut la peine, on est au dessus des nuages et du cratère du volcan.

Vue sur Fuego depuis le base camp. Le plat à droite est la plateforme où je me suis arrêtée pendant l'excursion nocturne
La descente jusqu’au départ est finalement ce que j’ai trouvé le plus difficile, j’ai réussi à tomber plusieurs (une dizaine) de fois et j’ai retrouvé mon caractère de râleuse professionnelle qui ne m’avait pas tant manqué que ça depuis quelques mois !

A droite Emilie qui s'apprête à me suivre, au fond Fuego et sa fumée

Et en bonus et parce que je suis en manque d'excel, j'ai fait un petit graphe de l'altitude en fonction de l'heure pendant ces deux jours !